Rechercher
  • Daniel Corones

Des générations volées.

Une lettre d'un agent des Indiens à un commis de magasin en Alberta pour lui demander de couper les rations alimentaires mensuelles de J.B. Gambler, comme punition pour avoir retiré ses enfants du pensionnat indien de Wabasca. ~ "Cher monsieur, le 24 juillet 1935. Driftpile, Alberta. L'hiver dernier, J. B. Gambler, un Indien de Calling Lake, a enlevé ses enfants du pensionnat pour enfants de Wabasca sans l'assentiment du directeur et, lorsque le magistrat agissant à titre d'agent de l'école buissonnière s'est rendu auprès de lui pour reprendre possession des enfants, il a utilisé un langage abusif et menacé de le descendre. Comme le joueur J. B. Gambler susmentionné reçoit une ration mensuelle, je dois ordonner qu'elle soit entièrement coupée jusqu'à ce que je sois en mesure d'annuler ma décision. On ne peut s'attendre à ce que cela se produise tant que les enfants ne sont pas retournés à l'école à Wabasca et que Gambler's n'a pas présenté ses excuses au directeur et au magistrat de cette école. Votre compte daté du 7 juillet est accepté tel quel. Bien à vous, N.P. L'Heureux, agent des Indiens." ~ Lorsque le gouvernement de Sir John A. MacDonald a créé les pensionnats pour les Autochtones du Canada, il y a eu des résistants. Le joueur a refusé de renvoyer ses enfants. À l'époque, les Amérindiens n'étaient pas autorisés à quitter les réserves sans la permission de l'agent des Indiens local. Incapables de quitter la réserve, les rations étaient un lourd marteau à manier, forçant les gens à envoyer leurs enfants dans les pensionnats pour qu'ils soient nourris. Cette lettre est une preuve flagrante du prix payé par les parents autochtones qui ne se sont pas conformés au régime des pensionnats indiens. Curtis Cardinal a affiché la lettre de son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand-père Jean-Baptiste Gambler sur sa page Facebook. La lettre a été trouvée dans une remise par Gwen Schmidt en juillet 2014.